Un musée en plein air

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La commune du Lamentin peut s’honorer de l’appellation de Ville d’Art et d’Histoire grâce à un site unique dans la Caraïbe et accessible gratuitement à la population baptisé KARUPTURE.

La scénographie singulière a pour objectif d’inciter la population à s’ouvrir à l’art contemporain mais également au monde. Le parcours accueille des oeuvres monumentales disséminées dans les alentours du bourg du Lamentin. La conception de chacune de ces sculptures a été confiée à un artiste de nationalité différente. La mise en scène de ce patrimoine exceptionnel s’est effectuée en plusieurs étapes au fur et à mesure du travail de chaque artiste à partir de 1994.

Au détour des rues, lors d’une visite dans la commune du Lamentin, le public est ainsi amené à découvrir des oeuvres aux univers variés :

  • Sur la place de l’hôtel de Ville : « Totem » (réalisé par Edgar Negret – Colombie). Haute de 6 mètres, cette stèle en forme de colonne est réalisée en acier.
  • Près du pont de Bréfort, en direction de Sainte-Rose : « Coucher de soleil en Guadeloupe » (de Pablo Rubio – Porto Rico). La sculpture ondulée en acier et fibre de verre, longue de 18 mètres de long, se marie à merveille avec le relief vallonné.
  • La « Maison de l’Esclave », située en centre-ville, près du cinéma, dans le théâtre de verdure, a été mise en scène par Erik Dietman. L’artiste suédois a entouré les ruines d’une maison de grosses chaînes et posé d’énormes blocs de pierre sur la toiture ainsi que des coques de lambi.
  • Devant la médiathèque : « L’envol » (Ruth Richard – Suisse) : Ce buste de 2 mètres de haut drapé semble marcher sur l’eau.
  • Dans le parc menant au bourg : « Physiochromie du Lamentin » (Carlo Cruz Diez – Vénézuela). L’oeuvre composée de facettes métalliques, donne l’impression de changer de teintes au fur et à mesure des déplacements des observateurs.
  • A proximité du stade : « Lumi-naissance » (de Pierre Chadru – Guadeloupe). L’oeuvre constitue un hommage au premier décret d’abolition de l’esclavage du 4 février 1794.
  • Dans la Cour de l’école de la Rosière (en direction de Ravine Chaude) : « La madone et l’enfant » (de Léopoldo Maler – Argentine) : Une longue rampe (seize mètres de long) en béton de la forme d’un trapèze et recouvert de schiste mauve, accueille une immense chaise de 3,20 mètres et une plus petite d’un mètre de haut.
  • Dans la cour de l’école Saint-Vincent : « La chauve-souris dans l’oreille d’un chat » (Dennis Oppenheim – USA). Cette oeuvre au nom évocateur, de 7 mètres de large et 4 mètres de haut, est composée de résine et métal.

Ces deux oeuvres peuvent s’observer de l’extérieur sans entrer dans l’enceinte des établissements scolaires.

  • Place de la salle des fêtes : Le « Monument à la mémoire de l’ancien maire M. TORIBIO », père du maire précédent a été conçu par Michel Rovelas, artiste guadeloupéen. Conçue en bois et métal, cette oeuvre est dotée de quatre masques, représentant le visage de l’ancien maire, installés au sommet des flèches, aux quatre points cardinaux. La sculpture a déjà malheureusement fait l’objet de vandalisme et les masques ont été remplacés.

D’autres oeuvres complétaient d’ailleurs cet itinéraire dédié à la contemplation artistique. Malheureusement, le vandalisme et le climat ont fini par détruire le travail de certains artistes. Ainsi sur la baie de Blachon, était érigé « Alizés et tortues » de l’artiste irlandais, Mickel Warren.

Sur l’esplanade du parc, c’est une oeuvre intitulée « Parc de verdure » de Jorge Dubon (Mexique) qui a également disparu.

  • A l’entrée de la ville du Lamentin, le giratoire rend homage au cyclisme local, sport dans lequel s’illustrent de nombreux lamentinois. Une stèle composée d’un cadre dans lequel sont accrochées des chaînes. Chaque chaîne porte le nom d’un coureur cycliste de la commune.

TEXTE : CHRISTINE MOREL
PHOTOS : SIMAX COMMUNICATION

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