Rosé, le vin des alizés !

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Notre climat tropical nous permet tout au long de l’année, d’apprécier le rosé, à la plage ou encore, pour une grillade party, entre amis, en famille. Mais le rosé est une affaire sérieuse, il paraît plus complexe qu’on ne le suppose.

Il existe différentes manières d’élaborer les vins rosés, les voici ! Un conseil, un bon rosé ne se boit jamais glacé !

Le rosé de macération

Ce type de rosé est élaboré à partir d’une vendange de raisins noirs mise en cuves jusqu’à 24 heures avant le début de fermentation afin que les baies libèrent la pulpe, la peau, les pépins et le jus de raisin. Durant cette courte période de cuvaison, les pigments et les arômes contenus dans la pellicule du raisin imprègnent le jus et le teintent au point de donner sa couleur au rosé. On presse alors le moût pour séparer la partie solide (peau, pépins) du jus que l’on met seul à fermenter à basses températures (18 à 20 °C) pour préserver au maximum les arômes.

Mais il va surtout développer une corpulence et une structure qui vont le rapprocher d’un rouge : les peaux blanches contiennent en effet des tanins, qui seront plus légers que ceux des vins rouges bien sûr, mais permettront aux vins oranges d’accompagner des plats plus « goûtus » que la majorité des vins blancs.

Un rosé de macération Château d’Aquéria Tavel rosé 2016

Producteur incontournable de l’appellation Tavel, le Château d’Aquéria élabore des vins rosés de garde mais qui s’apprécie pleinement sur la jeunesse. Le vin arbore une robe rosée intense, aux reflets éclatants. Le nez est agréable et expressif, avec des arômes de fruits rouges, de fraise, de framboise et de groseille, complétés de notes florales. La bouche est élégante, avec un bel équilibre entre puissance, rondeur et fraîcheur. L’expression aromatique est pure, avec une dominante de fraise écrasée et quelques touches épicées. Bel ensemble vineux sans excès, qui se termine sur une longue finale. Un très beau tavel.

Le rosé de pressurage

C’est ici la vinification en blanc de raisins rouges. On y ajoute du jus de presse pour obtenir la coloration que l’on souhaite. Il ne faut pas laisser le jus en contact avec les peaux car la clarté de la robe est volontairement recherchée. Les principaux cépages utilisés sont le Grenache, le Cinsault, le Vermentino…

Un rosé de pressurage Cuvée Marie Christine Rosé AOP Côtes de Provence Cru Classé du Château de L’Aumérade

Habillée de la célèbre bouteille dessinée par Charlotte Fabre, inspirée d’un vase d’Émile Gallé, cette cuvée est l’icône du Château de l’Aumérade. Son histoire est à jamais associée aux gens célèbres amateurs d’exception et d’authentique. Le Château de L’Aumérade appartient à la famille Fabre, vignerons depuis 17 générations, qui possède les Domaines Fabre et notamment le Château de La Clapière. Les cépages utilisés pour cette cuvée sont des raisins noirs : Grenache, Cinsault et Syrah. Ce vin à la teinte rose fuchsia possède un nez intense et la fin fait penser au sureau. L’attaque en bouche est marquée par des arômes de fraise et d’airelle pour laisser s’exprimer par la suite, une très belle longueur et beaucoup de finesse. Ce fin Côtes de Provence accompagnera à merveille de jolis tartares de poissons mais aussi des salades à base de crustacés comme la langouste tout comme la cuisine asiatique.

Le rosé de saignée

C’est la vinification en rouge de raisins rouges. Ici, la macération est courte et ne dure que d’un à deux jours, ensuite on « saigne » la cuve, ce qui veut dire qu’on extrait une partie du moût et qu’on la transfère dans une cuve différente où elle va à son tour fermenter. Ceci aide à l’obtention de rosés particulièrement foncés. Le rosé de saignée est donc plus gras que les autres et possède donc plus de volume en bouche. Contrairement au rosé de pressurage, la vinification consiste à laisser macérer le jus qui est clair au contact des peaux. La cuvaison dure de 12 à 14h, il faut faire attention à ce que cela ne dure pas plus pour ne pas basculer dans le vin rouge. On prélève ensuite le fond de la cuve pour garder toute la finesse et la spécificité du jus. Le moût est séparé des peaux et il peut donc commencer seul sa fermentation.

Un rosé de saignée Château Malherbe — Pointe du Diable Rosé 2015

La star de Borme-les-Mimosas propose un rosé de saignée bio qui puise sa richesse dans un terroir situé non loin de la mer. La cuvée est ainsi iodée et s’associe parfaitement à des recettes marines. Le nectar joue l’équilibre entre le Grenache, à 60 %, et le Cinsault à 40 %. Une brillante robe saumonée claire tape à l’oeil ! Le nez se distingue par des fruits blancs type abricot, puis sur des notes mentholées, d’eucalyptus. Le vin possède une belle structure avec une finale sur les agrumes.

Texte : Thierry Kasprowicz – Photos : DR

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