Écomusée créole Art de Sainte-Rose

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Ce luxuriant jardin privé affilié à l’UNESCO et ouvert au public, a reçu le label de « Jardin Remarquable ». L’endroit est à découvrir ou à redécouvrir au coeur d’une végétation qui semble exubérante tout en étant parfaitement agencée, au Nord de la Basse-Terre, à la Ravine Cheval, non loin du bourg de Sainte-Rose.

A l’origine, c’est un jardin créole né en 1988 de la passion de Jocelyn Roumbo, un Guadeloupéen soutenu par sa compagne, épris de son île et passionné par son patrimoine, ses plantes et sa flore. Ce conservatoire est reconnu par le laboratoire Phyto Bôkaz du Dr Henry Joseph.

Le projet de l’Ecomusée a été concrétisé avec la participation de la Région et du FEDER.

L’histoire, les Traditions, la Culture, la Flore de la Guadeloupe, la pharmacopée du Jardin Créole, les plantes culinaires et médicinales ainsi que la Route des Epices y sont mises en valeur avec des panneaux d’informations en Français, Anglais et Allemand qui apportent de nombreuses explications, des recettes et des anecdotes.

L’accueil

Très convivial il débute par l’offre d’un cacao chaud, la recette d’Antan, à déguster paisiblement tout en découvrant les plantes aromatiques et médicinales locales. Un chemin empierré nous conduit jusqu’à des vitrines, tableaux des 32 communes de l’île que chacune d’elle a composé, lesquelles affichent leurs spécificités ainsi que leurs patrimoines. Puis nous découvrons La kaz dans laquelle sont exposés les jouets d’Antan : les fameuses « popot » anciennes poupées de chiffon, camions de bois et jeux de billes… Nous approchons de la cabane des outils d’autrefois qui nous rappellent combien le travail alors était difficile, à la force du poignet…. S’ensuit l’histoire de la Guadeloupe, présentée dans divers espaces qui nous content les vagues de peuplements successifs depuis les Amérindiens et la reconstitution de leur village, l’arrivée de Christophe Colomb, la colonisation, l’esclavage, les engagés Hindous… La traditionnelle Boutik des Syro-Libanais côtoie la case créole et ses occupants, un autre espace est réservé au cacao, à son histoire avec la fabrication du bâton Kako ainsi que celle du café. Vient ensuite la façon de vivre de l’époque avec la présentation de la pierre à laver d’antan, la débrouillardise avec des toilettes côtoyant la plante dite “urena lobata” (ancêtre du papier toilette), la cuisine avec ses diverses casseroles nous emmène ensuite jusqu’à l’emblématique lolo de nos campagnes où tout pouvait se vendre à la pièce avec son espace adjacent où se rinçaient les gosiers, espace apprécié après un dur labeur, des joueurs de dominos tapés. Nous pouvons ainsi redécouvrir comment vivaient les Guadeloupéens et tout le parti qu’ils savaient tirer d’une nature environnante riche et diversifiée, qu’il s’agisse d’épices : roucou, bois d’Inde, cannelle, muscade, poivre, de plantes culinaires, médicinales (plante doliprane), ou tinctoriales ou à usage magico-religieux.

Ouvert du Mardi au Dimanche, de 9h à16h30, pour un moment privilégié en famille, l’Ecomusée Créole abrite aussi un restaurant style Table d’Hôtes où l’on peut déguster des plats locaux ainsi que les produits de la propriété. Pour ceux qui souhaitent y effectuer un séjour, deux gites sont aussi proposés à la location.

TEXTES & PHOTOS : ANGEL ST BENOIT – LES STATUES SONT L’OEUVRE DE CYRIL JUNG

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