L’ASSAINISSEMENT : UNE QUESTION DE SANTÉ PUBLIQUE

par Maisons Créoles

Chaque jour, nous déversons des volumes d’eau considérables dans la nature (en moyenne, 150 litres d’eau par personne). Pour des raisons de salubrité publique, cette eau, polluée après usage, doit impérativement être dirigée vers une installation d’assainissement où elle est traitée avant d’être rejetée.

L’assainissement a pour mission de protéger l’environnement contre les risques liés aux rejets des eaux usées. Selon la concentration de l’habitat, il peut être raccordé au réseau public ou bien à une installation individuelle. On distingue deux catégories d’eaux usées domestiques, les eaux usées ménagères issues de la salle de bain, de la cuisine (évier, lave-vaisselle, lave-linge) et les eaux-vannes provenant des toilettes. Les eaux de pluie et de piscine ne sont pas considérées comme des eaux usées et ne pas être dirigées dans l’installation d’assainissement. La réglementation évolue régulièrement pour une meilleure protection de la ressource en eau. Il existe désormais un service public chargé de veiller à la conformité des stations autonomes.

Le SPANC (Service Public d’Assainissement Non Collectif) est un organisme géré par une commune ou une communauté de communes. Sa mission consiste à contrôler toutes les installations tous les 4 ans. Il s’assure de leur bon fonctionnement afin de vérifier qu’elles ne sont pas à l’origine de pollution et qu’elles ne portent pas atteinte à la salubrité publique.

Si, à l’issue de la visite, le SPANC constate que l’installation n’est pas conforme, le propriétaire dispose de 4 années pour la réhabiliter. Le rapport de visite, à la charge du vendeur et datant de moins de 3 ans, doit être remis à l’acquéreur lors de la promesse de vente d’un bien immobilier. En cas de non-conformité à la signature de l’acte, l’acheteur dispose d’un an pour effectuer les travaux. Chaque propriétaire a également l’obligation d’assurer l’entretien et la vidange par une entreprise agréée. L’objectif ; Garantir son bon fonctionnement et s’assurer de la traçabilité des matières vidangées grâce à la tenue d’un registre par le professionnel et d’un bordereau de suivi délivré au client.

Quel que soit le type d’équipement, les phases de prétraitement, de ventilation, de traitement et d’évacuation des eaux sont indispensables au bon fonctionnement de l’installation.

Dans la filière traditionnelle, le prétraitement s’effectue dans un bac à graisse et une fosse toutes eaux. Le traitement, qui consiste à éliminer la pollution, grâce à des micro-organismes est assuré par un massif filtrant. Une fois épurées, les eaux sont évacuées, dispersées dans le sous-sol ou encore réutilisées pour irriguer des plantes non destinées à la consommation humaine.

La micro-station d’épuration est une installation ultra compacte, tout-en-un, qui peut s’installer sur une petite surface. Sa cuve, sans épandage, est compartimentée afin que l’eau qui y circule subisse les étapes de prétraitement et de traitement, nécessaires à son épuration, avant d’être évacuée. Elle nécessite une maintenance soutenue et une vidange régulière des boues sous réserve de subir des dysfonctionnements car ce dispositif est motorisé.

Texte : Christine Morel

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