ORGUE MERKLIN DE L’ÉGLISE ST CHARLES BORROMÉE

par Maisons Créoles

A Gourbeyre, sur un terrain offert par Jean-Baptiste Navailles, propriétaire depuis 1824 de l’Habitation Bisdary, est édifiée une première chapelle, là où se trouve désormais l’église Saint Charles Borromée que nous connaissons tous.

Elle est inaugurée le 3 mars 1844, en présence des notables de l’île, parmi lesquels le Gouverneur Contre-amiral Gourbeyre, le maire Louis-Philippe Longueteau, le parrain de la chapelle : Charles Bonnet qui est le propriétaire de l’Habitation Saint-Charles. Jean-Baptiste Navailles, le généreux donateur est accompagné de son épouse Marie-Caroline, marraine de l’édifice. Le 8 janvier 1949, un incendie détruit la voûte de la chapelle et le Père Nio, arrivé dans la commune depuis 1944, la fait rebâtir dans un style Roman, sur les plans de l’architecte Pierre Isnard. La première pierre est posée en septembre 1949, mais un nouvel incendie se déclare en 1953, la nuit de Noël. On sauve de justesse le Saint-Sacrement et le calice, cadeaux du Pape Pie XII. L’église est rebâtie et le mobilier est racheté grâce à une souscription et à une loterie.

L’ORGUE VENU DE FRANCE

Ce « Roi des Instruments », commandé par la paroisse de l’église Saint-Michel de Draguignan au facteur d’orgues Joseph Merklin, est fabriqué entre 1886 et 1887. Placé dans l’église au fond du chœur d’où il domine le maître-autel, l’organiste Parisien Henri Mulet (1878-1967) en joua entre 1940 et 1958. En 1967, l’orgue est agrandi par les Ets Dunand.

En 1979, la paroisse souhaite remplacer l’orgue par un instrument du facteur Laval-Thivolle, lequel effectue en 1964, à la demande du Père Nio, le transport du vieil orgue Merklin démonté vers notre île, où on le remonte dans l’église Saint-Charles Borromée.

DESCRIPTIF DE L’ORGUE

Placé à l’étage sur une estrade en béton d’où il fait face au maître-autel, sa façade est flanquée de 41 tuyaux en étain, les côtés de son buffet porte-voix et résonateur, de style néo-gothique sont en chêne. Les panneaux à l’arrière sont en sapin taillé peint tout comme les charpentes porteuses recouvertes d’ocre. Des pointes (les pinacles), surmontent les colonnes et les frontons triangulaires s’ornent de crosses.

A l’origine, il avait deux consoles, mais celle du chœur a été détruite par les termites. Ses 940 tuyaux répartis sur 18 registres ont été restaurés par la Manufacture nantaise Nicolas Toussaint.

PARTIE INSTRUMENTALE DE L’ORGUE DE TRIBUNE

En chêne, palissandre et ivoire, elle comprend : Grand-orgue (56 notes), Récit expressif (56 notes), Pédale de 27 marches, Acc.II/I, tirasses I et II, appel des jeux, appel anches I, trémolo. L’orgue, (dont le pendant a été restauré en 1998 sur l’île voisine de la Dominique), est béni le 1er février 2014 par Mgr Riocreux. Sa partie instrumentale et son buffet ont été classés le 11 décembre 2003 au titre des Monuments Historiques.

Texte & Photos : Angel St Benoit

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