La maison bioclimatique et autonome

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Lorsque l’on choisit de construire une maison bioclimatique, il est nécessaire d’étudier son environnement et le climat local pour bénéficier du meilleur confort le plus naturellement possible.

Ce type de construction requiert la prise en compte de nombreux paramètres allant de l’achat du terrain au choix des équipements et appareils électroménagers (de classe A de préférence), des ampoules (basse consommation) en passant par l’implantation et l’orientation de l’habitation. En tout premier lieu, dénicher le terrain idéal est une étape essentielle pour une cohérence avec votre démarche ; mieux vaut s’installer sur une parcelle qui n’a pas été utilisée à des fins agricoles ; vous avez ainsi la garantie de disposer d’un sol vierge de tout produit chimique ; un critère primordial pour s’assurer d’une autonomie alimentaire en créant un potager par la suite. Dans le cas contraire, la réalisation d’un potager reste toutefois possible grâce à la mise en place de cultures hors-sol accessibles techniquement et financièrement aux particuliers. Et pourquoi ne pas adopter quelques poules qui vaqueront dans le jardin ! Au-delà du plaisir de bénéficier d’oeufs bio et frais, ces dernières vous débarrasseront des Mille-pattes sans avoir à pulvériser d’insecticides.

La maison bioclimatique se caractérise par une ventilation naturelle, un des principes majeurs que l’on peut observer dans les anciennes cases créoles qui sont rafraichies par les alizés. L’orientation de la maison doit ainsi être pensée selon le sens des vents dominants. Pour une meilleure circulation de l’air, associez une hauteur de plafond suffisante à l’installation de plusieurs ouvertures (fenêtres et jalousies) dans chaque pièce ainsi que des chiens assis qui permettent d’évacuer l’air chaud par la toiture ; vous obtiendrez alors une ventilation traversante qui évitera d’avoir recours à la climatisation et vous bénéficierez d’un éclairage naturel optimal. Dans la partie de la maison la plus soumise aux rayons du soleil, située à l’Ouest, il est déconseillé d’installer les pièces à vivre mais plutôt la cuisine, la buanderie, la salle de bains.

Réduire la température intérieure
L’isolation de la toiture est un élément primordial pour réduire sensiblement la température des pièces pour le confort des occupants. Avant de couper tous les arbres situés sur le terrain pour le terrassement, gardez à l’esprit que la végétation constitue une alternative naturelle pour se protéger de la chaleur des rayons du soleil.

Côté matériaux de construction, le bois reste plébiscité dans ce type de démarche. Les puristes privilégient le bois rouge qui ne requiert aucun traitement chimique compte tenu de sa résistance naturelle.
Le pin du Nord, également utilisé dans nos régions, provient de forêts gérées durablement mais il doit être traité pour résister aux assauts des termites, champignons et de la moisissure ; le béton, composé d’éléments naturels (graviers, sable, eau, ciment) reste un matériau écologique lorsqu’il est produit localement. Il fait l’objet depuis plusieurs années de recyclage ; la brique, dont l’argile est issue des carrières de Martinique, dispose de belles performances thermiques qui la positionnent en bonne
place dans ce classement. Le choix d’une construction autonome est un véritable levier pour réaliser des économies d’énergies ; l’objectif
étant de délaisser les énergies fossiles au profit des énergies renouvelables.
Produire sa propre électricité se réalise en installant des panneaux solaires photovoltaïques recyclables sur la toiture. Pour une autonomie totale, des batteries qui permettent de stocker l’électricité produite en journée sont nécessaires. La production d’eau chaude est également assurée par
un chauffe-eau solaire. Disposer d’eau sans être raccordé au réseau public n’est pas une utopie ; il s’agit d’installer des récupérateurs d’eau de pluie ; l’eau qui ruissèle sur la toiture est récupérée par les gouttières qui l’acheminent ensuite jusqu’à une citerne enterrée ou hors-sol. Un surpresseur la réinjecte ensuite vers le réseau de l’habitation. L’eau est rendue potable par un système de filtration. Vous l’aurez compris, si le concept de la maison bioclimatique reste une question de bon sens, sa réalisation nécessite une réflexion en amont avant de se lancer dans l’aventure.

Nos remerciements aux propriétaires de la villa «Acomat Matata », maison autonome réalisée à Pointe- Noire, en Guadeloupe.

Texte : Simax Communication

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