DES PREMIERS HÔTELS AUX HÉBERGEMENTS ATYPIQUES

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Le tourisme constitue un levier essentiel au dynamisme de l’activité économique locale. L’archipel guadeloupéen a connu un développement touristique ponctué de phases de croissance mais également de baisses de fréquentation, toutefois l’hébergement touristique poursuit sa mutation, fort de l’engouement des visiteurs pour la destination.

Quelques chiffres clés de l’hôtellerie

Le premier hôtel ouvre ses portes à Gourbeyre pendant la 1e guerre mondiale ; À la fin du 19e siècle, le tourisme est orienté vers la découverte de la montagne et l’exploitation des sources thermales de Dolé. 1935 : les premiers projets hôteliers sont initiés par le gouverneur Félix Eboué. 1948 : construction du Grand hôtel à Pointe-à-Pitre. L’ancienne distillerie « La Vieille Tour » à Gosier devient l’hôtel de luxe éponyme. 1961 : construction de Fort- Royal à Deshaies et de la Caravelle à Sainte-Anne qui deviendra, par la suite, le Club Med. Début des années 70 : Le tourisme devient un axe majeur du développement avec des incitations financières et fiscales. S’ensuit alors la construction de nombreux hôtels (Callinago, Novotel, Arawak, Frantel à Gosier, Copatel au Moule) pour atteindre une offre de 800 chambres au total. 1975 : le parc hôtelier atteint les 2 600 chambres avec notamment la construction du Méridien et du Hamac, fleuron de l’hôtellerie guadeloupéenne. Ce dernier accueille en 1979 le sommet des quatre grands chefs d’état (J. Carter, V. Giscard d’Estaing, H ; Schmidt et J. Callaghan) et met en lumière la ville de Saint-François. 1980 : 2 700 chambres disponibles 1999 : 4 460 chambres disponibles 2000 – 2010 : la décennie est marquée par la fermeture de nombreux hôtels issus de la défiscalisation. Le parc hôtelier ne dispose plus alors que de 3 000 chambres. En parallèle, d’autres types d’hébergement se développent à l’image des locations saisonnières d’appartements, de villas, de gîtes orientés vers l’authenticité et le contact humain.

Faire face à la concurrence

Entre 2015 et 2017, la Région et le FEDER (Fonds Européen de développement régional) ont soutenu, à hauteur de près de 40 millions d’euros les initiatives en termes de création d’hébergements ou de modernisation des structures existantes. Ces aides financières avaient pour objectif de participer à une montée en gamme des infrastructures en vue de maintenir l’attractivité de la destination. Il faut constater que ces dernières années, l’engouement pour la destination Guadeloupe s’est renforcé au point de placer l’archipel dans le Top 10 des destinations les plus plébiscitées par les touristes de l’hexagone. Le parc d’hébergement s’est effectivement sensiblement diversifié avec l’apparition de structures de petite capacité, axées vers le développement durable, la production locale et proposant une offre culturelle en adéquation avec les attentes des visiteurs plus orientées vers l’écotourisme. La tendance est aux hébergements alternatifs entre gîtes, villas, chambres d’hôtes à taille humaine mais également aux offres plus atypiques. Le phénomène s’est accentué avec des hébergements flottants, perchés dans les arbres, dans une bulle, une roulotte, un moulin … Forte de ses atouts naturels (Parc national, volcan, chutes du Carbet …) ; la Basse Terre, précurseur sur le territoire en termes d’écotourisme, renforce son l’offre d’hébergement via des gîtes, des chambres d’hôtes, des villas et des petites résidences. De son côté, la Grande Terre accueille également une offre particulièrement variée mais elle a conservé la majorité des structures de grande capacité entre hôtels, villages de vacances et résidences hôtelières qui ont toutefois, pour la plupart, bénéficié d’une montée en gamme à l’image du premier hôtel 5 étoiles situé à Sainte-Anne. Plusieurs projets de standing devraient venir renforcer cette offre à l’image du centre de thalassothérapie qui devrait ouvrir ses portes au Moule et ouvrir une nouvelle piste : le tourisme de santé. Le Comité du Tourisme des ÎIes de Guadeloupe (CTIG), fer de lance de la politique touristique de l’archipel, vise le million de touristes en 2020

Texte : © Christine Morel / Photos : © SIMAX Communication – Source : © GHTG, « Le développement du tourisme de santé de remise en forme et de bien-être » de Joël Raboteur, IEDOM

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