Le réseau routier, les avancées en Guadeloupe

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La circulation dans l’archipel représente un réel souci au quotidien notamment aux heures de pointe pour bon nombre d’usagers qui n’ont pas la possibilité de gérer leur emploi du temps pour éviter les embouteillages.

Le réseau routier ne s’est développé en Guadeloupe qu’à partir des années 1960. Et en l’absence d’un réseau ferroviaire et compte-tenu du manque d’exploitation du transport maritime, les routes constituent la seule alternative pour effectuer des déplacements.

La Grande Terre dispose d’un bon maillage entre ses routes nationales et ses routes départementales qui permettent de disposer, dans la plupart des cas, d’une voie de délestage lors d’embouteillages. Désormais, la pose de fléchages signalétiques au niveau des Grands Fonds permet à chacun, résidents et visiteurs, de pouvoir emprunter ces itinéraires sans risque de s’y perdre. La Basse-Terre, de par sa topographie, est largement moins pourvue en termes de réseau routier car son massif montagneux limite les possibilités. Le trafic est ainsi concentré sur une seule desserte.

Entre 1992 et 2007, le trafic routier a été multiplié par 3 passant de 45 000 à 140 000 véhicules par jour. À titre d’exemple, on dénombre ainsi le passage de 30 000 véhicules sur la Riviera au quotidien.

La création de la route de la Traversée (D23)

Depuis 1967, les résidents de la côte sous- le-vent (Pointe-Noire, Vieux-Habitants, Bouillante) peuvent accéder à l’autre versant du littoral ou à la Grande Terre sans devoir emprunter le long parcours sinueux de la RN2. Devenue indispensable, la route de la Traversée serpente dans le massif montagneux des Mamelles mais elle permet un gain de temps conséquent. Il faudra attendre 10 années supplémentaires pour que le tracé de la route de Versailles soit réalisé.

Depuis la loi de décentralisation de 2007, les compétences routières qui incombaient à l’Etat ont été transférées aux collectivités territoriales. La Région et le Conseil Départemental ont décidé de mutualiser la gestion, l’exploitation et l’entretien du réseau routier à Routes de Guadeloupe. Un type de structure unique qui n’existe ni dans l’hexagone ni dans un autre DOM. Elle est dotée d’une présidence tournante entre le Conseil Départemental et le Conseil Régional. Ces deux collectivités conservent la prérogative de prise de décision. Les 300 employés oeuvrent au quotidien sur les 1000 kms du réseau routier. Un dispositif d’astreinte 24/24H permet une surveillance constante pour intervenir à tout moment au moyen de 150 caméras placées à des points stratégiques mais aussi grâce aux agents circulant sur les routes.

TRAFIKERA, un outil de gestion du trafic

Ce système d’exploitation dynamique, mis en place en 2013, va connaître une nouvelle phase à compter de 2019 avec une communication accrue à l’attention des usagers de la route afin de faciliter leurs déplacements ; Des informations en temps réel avec des recommandations d’itinéraires selon le trafic seront diffusées sur les panneaux à message variable. Le site www.trafikera. com et la page Facebook permettent déjà de disposer d’informations sur la circulation de la desserte concernée. En complément, sur la route, le réseau de bornes bluetooth prendra le relais pour indiquer le meilleur itinéraire aux conducteurs.

Les projets

En Basse Terre : La RN2, de l’échangeur de Bréfort au Lamentin jusqu’au giratoire de Wonche soit 2,8 km sera prochainement accessible sur 4 voies au lieu de 2 actuellement. Elle sera prolongée jusqu’à la Jaula en 2021 avec le projet de rejoindre la Boucan vers 2022. En Grande Terre : La desserte entre le giratoire de Grande Ravine et Poucet à Gosier (RN4) devrait connaître une amélioration de sa circulation avec l’aménagement d’une voie réversible selon la densité du trafic ou pendulaire (sens de circulation différent selon l’horaire de la journée).

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